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On observe sur le net, surtout depuis le confinement, un véritable triomphe des GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) et autres géants qui se sont développés avec le numérique. Globalement, les pouvoirs publics ont tendance à leur ouvrir les bras sans trop se poser de questions. Au point de faire d’internet un simple outil au service du capitalisme néolibéral ?
Philippe de Grosbois, sociologue du numérique et des mobilisations sociales, enseignant et auteur de l’étude « Les batailles d’internet », met en lumière quelques aspects de ce que pourrait être une politique publique du numérique pour un internet plus écologique et social, plus démocratique et populaire qui passe notamment par un rapport de force avec les GAFAM. Quel rôle pour l’État afin que la population puisse s’approprier ce continent numérique colonisé par le capitalisme numérique ?
Éduquer au numérique d’accord. Mais pas n’importe lequel et pas n’importe comment
3 novembre 2021
Édit : j’ai publié le 12 juin 2022 la partie 2 de cette réflexion, cette fois en me concentrant sur l’enseignement scolaire
Le petit monde de l’éducation au numérique est en train de s’élargir. Les enseignants, médiateurs, formateurs et acteurs sociaux existants, seront bientôt rejoints par les « Conseillers numériques ». Comme l’explique le site dédié du programme, « sur une durée de deux ans, l’État finance la formation et le déploiement de 4 000 conseillers numériques France Services ». Toujours selon le site, ces conseillers accompagneront les 13 millions de français qui « subissent » la transition [numérique].
L’éducation au numérique monte donc en puissance. Mais vers quelle éducation se dirige-t-on ? Qui éduque-t-on, et à quel numérique ? Et surtout, cette éducation au numérique n’est-elle pas le blanc-seing qui rend progressivement légitime et tolérable une numérisation totale de la société ?
Cet article pose ces questions et propose un début de réflexion, mais j’espère surtout engager un échange avec les premiers concernés : la communauté des éducateur·ice·s dont je fais partie.