20 liens privés
S’appuyant sur l’avis de médecins, le gouvernement de centre-droit veut réduire le temps passé par les élèves devant les écrans et faire revenir les manuels scolaires dans les classes.
Des minerais indispensables aux smartphones, à l’énergie consommée par les data centers, le numérique a de lourds effets écologiques. Ici aussi la sobriété s’impose, mais ne passe pas forcément par une réduction de l’usage d’Internet.
Publié et édité par Irénée Régnauld, Mais où va le web ? est un blog qui prend part aux différents débats qui concernent les nouvelles technologies et le numérique en particulier, depuis 2014.
Le Mouton numérique est un collectif de réflexion technocritique sur les enjeux que posent les technologies à nos sociétés. Il regroupe des personnes qui s’interrogent individuellement et souhaitent passer à l’échelon collectif dans un cadre associatif et collaboratif.
Saviez-vous que dans les calanques de Marseille, une expérimentation numérique est en cours ? En effet, l’accès à certaines calanques se fait désormais sous délivrance d’un QR code au prétexte que le Parc National des Calanques est sur-fréquenté. Bien sûr, à aucun moment n’est remis en question le tourisme de masse, incité par les autorités locales. Pour les gestionnaires de catastrophes, l’érosion accélérée légitime les solutions technologiques.
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Les catégories avec du contenu récent :
Des ressources éducatives libres pour des cours libres
Livres, études et ouvrages divers
Numérique & enjeux sociétaux
Vie privée & protection des données personnellesLe but de cette page est de réunir l'ensemble des liens glanés au fil de mes recherches sur le numérique responsable, de façon organisée.
Ce dossier a été élaboré dos au mur, le nez sur le guidon. Pressés par l’urgence de glaner quelques points de repère sur ce qui nous tombe dessus depuis un an. Mais pendant que nous cherchons notre souffle, d’autres acteurs, que l’on dit géants, ne manquent pas d’air, et les vents qu’ils charrient ont de quoi nous glacer le sang. Pourtant, des alternatives existent : gratuites, efficaces, open source, non intrusives. À quand une politique lucide et courageuse en la matière ?
Même s’il a été concocté à la hussarde, ce dossier nous indique des pistes importantes. D’abord, cette fracture numérique dont on ne cesse de parler n’est qu’un des costumes de la fracture sociale. Pressés par l’immédiateté, évitons de prendre le symptôme pour le mal. Ensuite, obnubilés par les questions de supports, d’outils et par tout l’organisationnel qui va avec, on en oublie l’essentiel : les apprentissages. Enfin, il serait injuste de penser que l’utilisation d’outils numériques ne serait que pis-aller, ils peuvent parfois apporter de réelles dynamiques nouvelles.
Au centre de ce dossier, nous avons rendu hommage à Virginio Baio, un « psychanalyste poète » qui a travaillé avec plusieurs militants de CGé, à partir de leurs situations chaudes, en suscitant le gout d’ouvrir à des inventions, à se détacher du premier sens perçu et donner du grain à moudre pour TRACeS.
Et vous pourrez lire le deuxième épisode de la nouvelle saga ainsi que la rubrique de notre secrétaire générale.
On observe sur le net, surtout depuis le confinement, un véritable triomphe des GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) et autres géants qui se sont développés avec le numérique. Globalement, les pouvoirs publics ont tendance à leur ouvrir les bras sans trop se poser de questions. Au point de faire d’internet un simple outil au service du capitalisme néolibéral ?
Philippe de Grosbois, sociologue du numérique et des mobilisations sociales, enseignant et auteur de l’étude « Les batailles d’internet », met en lumière quelques aspects de ce que pourrait être une politique publique du numérique pour un internet plus écologique et social, plus démocratique et populaire qui passe notamment par un rapport de force avec les GAFAM. Quel rôle pour l’État afin que la population puisse s’approprier ce continent numérique colonisé par le capitalisme numérique ?
L’autorité néerlandaise de la concurrence a condamné les pratiques d’Apple vis-à-vis des applications de rencontres, en décembre 2021. En attendant de changer ses règles, Apple doit verser 5 millions d’euros par semaine aux Pays-Bas. Elle a déjà atteint l’amende maximale.
Précaires et soumises à une concurrence croissante, les nouvelles générations de chercheurs sont incitées à développer leur « marque » personnelle sur Twitter, Instagram voire TikTok. Non sans effets pervers.
Éduquer au numérique d’accord. Mais pas n’importe lequel et pas n’importe comment
3 novembre 2021
Édit : j’ai publié le 12 juin 2022 la partie 2 de cette réflexion, cette fois en me concentrant sur l’enseignement scolaire
Le petit monde de l’éducation au numérique est en train de s’élargir. Les enseignants, médiateurs, formateurs et acteurs sociaux existants, seront bientôt rejoints par les « Conseillers numériques ». Comme l’explique le site dédié du programme, « sur une durée de deux ans, l’État finance la formation et le déploiement de 4 000 conseillers numériques France Services ». Toujours selon le site, ces conseillers accompagneront les 13 millions de français qui « subissent » la transition [numérique].
L’éducation au numérique monte donc en puissance. Mais vers quelle éducation se dirige-t-on ? Qui éduque-t-on, et à quel numérique ? Et surtout, cette éducation au numérique n’est-elle pas le blanc-seing qui rend progressivement légitime et tolérable une numérisation totale de la société ?
Cet article pose ces questions et propose un début de réflexion, mais j’espère surtout engager un échange avec les premiers concernés : la communauté des éducateur·ice·s dont je fais partie.
Face à l’épuisement des métaux et de l’énergie bon marché, ainsi qu’au monopole d’une poignée de multinationales, il est temps de reprendre le contrôle de nos outils numériques. Mais ceux-ci pourront-ils être jamais low-tech ?